Où trouver le code couleur voiture en fonction de la marque et du modèle du véhicule
Les informations présentées dans ce guide sont tirées des spécifications techniques de peinture adoptées par les constructeurs, des formats officiels des plaques d'identification OEM (Original Equipment Manufacturer) et des critères de lecture des codes utilisés par les principaux fabricants de peintures professionnelles pour carrosserie. Les règles de lecture et les emplacements indiqués reflètent les normes documentées pour chaque marque ou groupe industriel.
Ce guide explique où trouver le code couleur selon la marque du véhicule et comment le lire correctement. Pour comprendre ce qu'est le code couleur, pourquoi il ne garantit pas toujours une correspondance parfaite et comment vérifier la teinte avant de peindre, consultez le guide complet du code couleur automobile.
Trouver le code couleur automobile au bon endroit est la première étape pour commander la peinture adéquate et éviter les erreurs lors d'une retouche. De nombreux automobilistes savent que ce code existe, mais perdent du temps en cherchant au mauvais endroit, en confondant différentes étiquettes ou en se fiant uniquement au nom commercial de la teinte. En réalité, la référence utile pour la mise en peinture figure presque toujours sur une plaque ou une étiquette d'origine du véhicule, apposée par le constructeur à un endroit précis de la carrosserie — et cet emplacement varie selon la marque.
La procédure n'est pas toujours immédiate. Il n'existe pas d'emplacement universel valable pour toutes les voitures : chaque constructeur choisit où placer la plaque, et une même marque peut l'avoir déplacée d'un modèle à l'autre ou au fil des années. Il en va de même pour la lecture du code : son format varie selon la marque et souvent même au sein d'un même groupe industriel. Le code n'est pas toujours indiqué sous une forme « propre » — il peut être précédé de lettres, de chiffres ou de mots à exclure, suivi de suffixes sans intérêt ou, dans le cas des carrosseries bicolores, divisé en deux codes distincts. Identifier la couleur d'origine exige donc une méthode : il faut savoir où chercher pour la marque concernée, quelle plaque examiner, quel champ lire et quelle partie du code utiliser réellement pour rechercher la peinture.
Un autre point souvent source de confusion concerne le certificat d'immatriculation. En Italie, une rubrique est prévue sur le document mais n'est pas renseignée. Dans certains pays européens, le document peut indiquer la couleur du véhicule, souvent associée à la rubrique R (comme en Allemagne et au Portugal), mais il s'agit toujours d'une information descriptive ou administrative, et non du code peinture technique du constructeur. La gestion varie dans d'autres pays : en Espagne, la couleur peut ne pas figurer parmi les données principales du document, tandis qu'au Royaume-Uni, elle est enregistrée mais toujours comme information générique. Même lorsqu'elle est présente, la couleur indiquée sur le certificat d'immatriculation ne suffit donc pas à identifier précisément la teinte d'origine du véhicule.
Il est par conséquent déconseillé de se fier au certificat d'immatriculation pour retrouver le code couleur de la peinture. Lorsque l'information est absente ou trop générique — comme c'est le cas la plupart du temps — la solution la plus fiable consiste à consulter la plaque d'identification du véhicule en suivant les conventions de la marque, ou à retrouver l'information dans les bases de données officielles du constructeur à l'aide du numéro de châssis (VIN). Les services en ligne fondés sur le numéro d'immatriculation peuvent également fournir une première indication, mais ils ne garantissent pas une identification précise du code peinture.
Pourquoi la recherche du code couleur varie-t-elle selon la marque ?
Lorsqu'il faut acheter une peinture de retouche, un kit aérosol ou un produit de carrosserie, la précision compte davantage que la rapidité. Chercher la couleur « à l'?il », comparer des images trouvées en ligne ou se fier uniquement au nom sous lequel la teinte est commercialisée fait partie des erreurs les plus courantes. Deux couleurs qui semblent similaires peuvent avoir des formules différentes, tandis qu'une même teinte peut porter des noms différents selon le constructeur.
Le code couleur automobile sert précisément à réduire cette ambiguïté. Pour parvenir au bon code, il faut toutefois partir de la bonne source : la plaque d'identification d'origine du véhicule. L'emplacement de cette plaque — et la manière de lire le code qu'elle comporte — dépend de la marque : Audi la dissimule dans le coffre, BMW dans le compartiment moteur, Renault sur le montant de porte avec un préfixe à écarter. Si vous cherchez au mauvais endroit pour la marque concernée, vous risquez de ne rien trouver. Si vous lisez une étiquette sans rapport avec la peinture, vous risquez de relever un numéro qui n'a rien à voir avec la teinte. Et si vous sautez cette étape, vous augmentez les probabilités de commander une mauvaise peinture et de compromettre le résultat final de la retouche.
Où se trouve généralement le code couleur automobile ?
L'emplacement varie d'un véhicule à l'autre selon la marque et le modèle, mais certaines zones méritent d'être contrôlées en priorité. Dans la plupart des cas, le code couleur figure sur une étiquette adhésive ou une plaque métallique placée dans une zone protégée mais accessible, choisie par le constructeur pour regrouper les principales données d'identification de la voiture.
Lorsque vous ne savez pas où chercher, inspectez en priorité les zones suivantes :
- Montant de porte ou encadrement de porte côté conducteur, près de l'ouverture de la porte avant ;
- Bord intérieur de la portière, surtout côté conducteur ;
- Compartiment moteur, sur une plaque fixée à la carrosserie ;
- Face intérieure du capot, sur certains modèles ;
- Compartiment à bagages, notamment près de la roue de secours ou des garnitures latérales ;
- Zone du coffre, sur la structure intérieure ou à proximité des données d'homologation ;
- Carnet d'entretien ou manuel d'utilisation, pour les marques qui y apposent une étiquette supplémentaire.
Cette première vérification est utile dans la pratique : il suffit souvent d'examiner soigneusement l'une de ces zones pour trouver rapidement le code. Si rien n'apparaît, il faut alors effectuer une recherche plus ciblée selon la marque de la voiture, le modèle et, si nécessaire, l'année de production.
Comment lire les mentions de couleur sur l'étiquette
Lorsque vous recherchez le code peinture du véhicule, différentes mentions peuvent apparaître sur l'étiquette selon le constructeur. Leur signification ne change pas : seule la manière de les indiquer varie. Reconnaître la bonne mention évite de lire le mauvais champ ou de confondre le code couleur avec d'autres références techniques présentes sur la même plaque.
Les mentions les plus fréquentes sont Paint, Paint Code et Color : ce sont les indications les plus directes et elles renvoient sans ambiguïté au code de la peinture. Les mentions External Paint et Exterior Color sont plus précises et indiquent clairement que la référence concerne la couleur extérieure de la carrosserie, et non les revêtements intérieurs. Enfin, BC/CC (Basecoat/Clearcoat) n'est pas un code couleur, mais décrit le système de peinture utilisé — base mate suivie d'une couche de vernis transparent — et ne doit pas être employé pour identifier la teinte.
Les constructeurs peuvent utiliser leurs propres abréviations ou la langue de leur marché d'origine. Cela arrive fréquemment sur les voitures de marques asiatiques, dont les plaques peuvent comporter des caractères non latins : il n'est alors pas nécessaire d'interpréter l'écriture, mais d'identifier le code alphanumérique associé à la rubrique pertinente. Sur certains modèles Kia, par exemple, le champ PAINT peut indiquer le code en caractères coréens : la solution la plus sûre consiste toujours à s'adresser au concessionnaire plutôt qu'à tenter une transcription approximative.
La procédure est toujours la même : repérez l'une des mentions principales, trouvez le code alphanumérique qui lui est associé et utilisez-le pour identifier la peinture. La langue, les symboles et les rubriques secondaires ne sont que du bruit de fond.
Comment rechercher méthodiquement le code couleur de votre marque automobile
Une recherche menée au hasard n'aboutit souvent à rien, même lorsque le code est bien présent. Il vaut mieux suivre une séquence logique. Commencez par vérifier où se trouve la plaque selon la marque de votre voiture. Les sites spécialisés dans la vente de peinture proposent généralement des sections dédiées avec des exemples de plaques pour chaque marque. Si vous ne la trouvez pas, contrôlez les autres emplacements possibles, puis comparez l'étiquette repérée avec le format correct du code. Cette méthode évite les confusions et réduit le risque d'interpréter à tort des chiffres ou des sigles correspondant à d'autres données du véhicule.
- Contrôlez le montant ou l'encadrement de la porte côté conducteur, qui comptent parmi les emplacements les plus fréquents ;
- Examinez le compartiment moteur, en recherchant des étiquettes adhésives ou des plaques d'identification ;
- Vérifiez le coffre ou le compartiment à bagages, notamment autour de la roue de secours, des panneaux intérieurs ou du plancher ;
- Consultez le carnet d'entretien si la marque utilise une étiquette papier complémentaire ;
- Identifiez la marque, le modèle et l'année afin de vous orienter vers l'emplacement le plus probable ;
- Lisez uniquement le bon champ, sans confondre le code couleur avec d'autres références techniques.
En résumé : commencez par rechercher la petite plaque portant le code couleur de votre voiture en suivant les indications propres à chaque marque. Si vous ne la trouvez pas, contactez un spécialiste qui vous guidera correctement dans vos recherches.
Comment trouver le code couleur automobile selon la marque du véhicule
Chaque constructeur adopte ses propres solutions et peut, au fil du temps, avoir modifié l'emplacement de la plaque sur différents modèles d'une même marque. Lorsqu'on recherche le code couleur, il ne suffit donc pas de savoir qu'il existe : il faut également savoir où le constructeur a l'habitude de le placer et comment il l'inscrit. Les règles décrites dans les sections suivantes reflètent les formats officiels des plaques d'identification adoptés par chaque groupe automobile et correspondent aux critères de décodage utilisés par les systèmes professionnels de mélange des peintures pour carrosserie. Voir l'illustration ci-dessous.
Groupe Volkswagen, Audi, Seat, Skoda et Porsche : le coffre compte davantage que la portière
Pour Volkswagen, Audi, Seat, Skoda et Porsche, la première erreur à éviter consiste à commencer par la portière simplement parce qu'il s'agit de l'endroit que l'on pense spontanément à contrôler. Sur ces marques, la référence se trouve en effet le plus souvent dans le coffre, sous le plancher, dans la zone de la roue de secours ou dans le compartiment arrière. Dans de nombreux cas, elle figure également sous la forme d'une étiquette papier dans le carnet d'entretien.
La lecture du code varie selon la marque au sein du groupe. Sur Volkswagen, Audi et Porsche, le code est souvent précédé d'une lettre, généralement L, qui ne fait pas partie de la couleur effective : si vous lisez LD5Q, la partie à utiliser est D5Q. Ce format est celui reconnu par les bases de données de mélange de peinture du groupe VAG : rechercher la chaîne complète, L comprise, conduit systématiquement à des résultats inexistants ou erronés. Sur Seat et Skoda, la situation est au contraire inverse : la lettre initiale fait partie du code et ne doit pas être supprimée. C'est l'une des erreurs les plus fréquentes chez ceux qui connaissent les règles VW/Audi et les appliquent par extension à ces deux marques.
Exemple concret : sur une Volkswagen Golf, vous trouvez la chaîne LC9X sur l'étiquette du coffre. Le code à utiliser est C9X (Deep Black Pearl Effect). Sur une Skoda Octavia comportant la même chaîne, le bon code est au contraire LC9X dans son intégralité. Même format visuel, logique opposée : c'est la marque qui détermine la règle.
Où chercher en premier : coffre, logement de la roue de secours, plancher arrière, compartiment arrière.
Où chercher ensuite : carnet d'entretien ou étiquette dans le manuel d'utilisation et d'entretien.
Comment lire le code : sur Volkswagen, Audi et Porsche, la lettre initiale, souvent L, doit être exclue du code utile ; sur Seat et Skoda, elle fait partie du code.
Exceptions : la présence de l'étiquette dans le carnet d'entretien est fréquente et peut remplacer ou compléter celle du coffre.
Erreur fréquente : chercher uniquement sur la portière ou supprimer la lettre initiale sur Seat et Skoda, alors qu'elle doit y être conservée.
Fiat, Lancia, Alfa Romeo et Jeep : pas d'automatisme, il faut contrôler plusieurs endroits
Avec Fiat, Lancia et Alfa Romeo, la recherche est moins linéaire, sans être pour autant plus difficile. Il faut savoir que la plaque peut se trouver à plusieurs endroits et qu'il est préférable de les vérifier méthodiquement. Une séquence classique commence par le capot moteur et la tôle intérieure du compartiment moteur. Si rien n'y apparaît, passez au hayon arrière en examinant son bord intérieur. Si la référence reste introuvable, ouvrez la portière côté conducteur et contrôlez le montant. Sur les modèles les plus récents, la plaque peut en effet avoir été déplacée précisément dans cette zone.
Une fois la plaque trouvée, la lecture est assez simple : le code couleur utile correspond uniquement à la partie numérique. Si vous trouvez 475/A, 475A ou 475B sur une Punto, une 500, une Delta ou une Alfa Giulietta, le code à rechercher est toujours 475. Les lettres finales ne font pas partie du code utile pour commander la peinture.
Exemple direct : si vous trouvez 297/B sur une Fiat 500 de 2015, le code à saisir dans les moteurs de recherche de peintures en aérosol est 297. Rechercher la chaîne complète 297/B ne donnera pas de résultats cohérents dans la plupart des catalogues.
Pour Jeep, il faut faire preuve de davantage de souplesse. L'emplacement de la plaque est moins standardisé que sur d'autres marques et dépend fortement du modèle et de la génération. Sur les modèles les plus récents, l'endroit le plus fréquent est la porte avant près des charnières. S'il s'agit toutefois d'une Jeep du groupe Fiat/Stellantis, il est logique de suivre la méthode des marques italiennes et de contrôler également le compartiment moteur, le capot, le coffre et le montant de la porte côté conducteur.
Où chercher en premier : capot et compartiment moteur ; sur les Jeep récentes, également la porte avant près des charnières.
Où chercher ensuite : hayon arrière, montant de porte côté conducteur, coffre et autres zones correspondant à la logique Stellantis.
Comment lire le code : sur Fiat, Lancia et Alfa Romeo, seule la partie numérique est utilisée ; des références telles que 475/A, 475A et 475B doivent être lues comme 475.
Exceptions : sur Jeep, l'emplacement varie fortement selon le modèle et la génération ; il n'existe pas de point unique valable pour tous les véhicules.
Erreur fréquente : se concentrer sur une seule zone du véhicule ou conserver la lettre finale du code alors que seule la partie numérique compte pour rechercher la peinture.
Peugeot, Citroën, Renault et Dacia : on commence presque toujours par la portière, mais la lecture change
Sur Peugeot et Citroën, la recherche est plus prévisible. Dans la grande majorité des cas, le bon endroit à contrôler est le montant de la porte côté conducteur, près de la serrure, des charnières ou, plus généralement, dans l'encadrement de porte ou la zone de fermeture de porte. Sur les modèles plus anciens, il peut également être utile d'inspecter le compartiment moteur, mais le point de départ reste presque toujours la portière.
Le code des Peugeot et Citroën est normalement composé de trois lettres. Si une quatrième lettre apparaît à la fin sur la plaque, elle doit généralement être ignorée. L'exemple classique est EZRC, qui doit être lu comme EZR. Ce format à trois lettres constitue la référence standard dans les catalogues de peinture du groupe PSA/Stellantis : la quatrième lettre est un suffixe interne qui ne correspond à aucune variante de teinte dans les systèmes professionnels de mélange.
Sur Renault et Dacia, la logique de recherche est similaire, mais la lecture diffère. Là encore, commencez presque toujours par les montants de porte, avant ou arrière, avec ou sans plaque ovale d'identification. Sur les modèles plus anciens, il peut être utile de vérifier aussi le compartiment moteur, mais la portière reste le premier endroit à examiner. Une fois la plaque trouvée, sachez que le code est formé de trois caractères alphanumériques précédés de deux lettres qui ne font pas partie de la couleur. Si vous lisez TEB64, le bon code est B64. Le préfixe BI indique une référence liée à une voiture bicolore, tandis que les préfixes TE ou TN désignent généralement une couleur unique. Cette convention de préfixes est systématiquement utilisée par Renault dans le codage de ses plaques d'identification et se retrouve dans les bases de données des fournisseurs de peinture agréés par le constructeur.
Exemple d'erreur fréquente : une personne trouve TNF45 sur une Renault Clio et recherche la chaîne complète dans les catalogues, sans obtenir de résultat. Le code à utiliser est F45. Le préfixe TN ne fait pas partie de la couleur ; il indique une configuration monochrome.
Où chercher en premier : montant ou encadrement de la porte côté conducteur.
Où chercher ensuite : autres montants de porte et, sur les modèles plus anciens, compartiment moteur.
Comment lire le code : sur Peugeot et Citroën, le code comporte 3 lettres et une éventuelle quatrième lettre finale doit être ignorée ; sur Renault et Dacia, les deux lettres initiales sont exclues et l'on utilise les 3 derniers caractères, comme B64 dans TEB64.
Exceptions : sur Renault et Dacia, le préfixe BI peut indiquer une configuration bicolore, tandis que TE ou TN correspondent généralement à une couleur unique.
Erreur fréquente : contrôler uniquement le capot sur Peugeot ou Citroën, ou utiliser intégralement des codes comme EZRC ou TEB64 sans retirer la partie inutile.
BMW et Mercedes-Benz : le compartiment moteur redevient central
Avec BMW, il est essentiel de changer ses habitudes. L'erreur la plus courante consiste à chercher le code uniquement sur la portière, alors que le bon point de départ est presque toujours le compartiment moteur. Les emplacements les plus fréquents sont les tourelles d'amortisseur, les bords intérieurs des ailes et la cloison du compartiment moteur. Une fois la plaque trouvée, le code se compose généralement de trois caractères alphanumériques, parfois suivis d'une barre oblique et d'un quatrième caractère à ne pas utiliser. Si vous voyez A35/C, recherchez A35. Le suffixe placé après la barre est un code interne BMW qui identifie une variante de finition de surface, mate, métallisée ou nacrée, mais ne correspond pas à une entrée distincte dans les systèmes d'identification des peintures : les fabricants de peinture pour carrosserie indexent la couleur à partir du code à trois caractères, et non du suffixe.
Pour Mercedes-Benz, il convient de raisonner selon une double priorité. Le premier contrôle doit porter sur le montant de porte côté conducteur, mais il ne faut pas s'arrêter là, car sur de nombreux modèles la plaque peut également se trouver sur le support supérieur du radiateur ou sur la traverse avant du compartiment moteur. Cette seconde position est particulièrement fréquente sur les modèles anciens. La lecture exige ici encore de l'attention : le code comporte généralement trois chiffres, parfois quatre ; les références plus anciennes peuvent présenter un préfixe DB qui ne fait pas partie du code ; et lorsqu'une séquence comme 744 M apparaît, seule la partie 744 est utile. Le préfixe DB est une ancienne abréviation de Daimler-Benz, encore présente sur certaines plaques de véhicules fabriqués avant la réorganisation du groupe : il n'est pas indexé dans les catalogues de peinture modernes et doit toujours être omis lors de la recherche.
Où chercher en premier : sur BMW, dans le compartiment moteur ; sur Mercedes, sur le montant de porte côté conducteur.
Où chercher ensuite : sur BMW, cloison du compartiment moteur, tourelles et bords intérieurs ; sur Mercedes, traverse avant, support supérieur du radiateur et compartiment moteur.
Comment lire le code : sur BMW, supprimez les éventuels suffixes placés après la barre, comme dans A35/C : utilisez A35 ; sur Mercedes, isolez les 3 ou 4 chiffres utiles en ignorant les préfixes comme DB et les lettres supplémentaires, comme dans 744 M : utilisez 744.
Exceptions : sur les anciens modèles Mercedes, la plaque dans le compartiment moteur est particulièrement fréquente.
Erreur fréquente : chercher le code BMW uniquement sur la portière ou recopier toute la séquence trouvée sur une Mercedes sans distinguer le code couleur des éléments accessoires.
Ford Europe : où se trouve le code, comment le reconnaître et pourquoi il ne suffit pas à lui seul
Ford mérite une section distincte, car c'est la marque qui suscite le plus de doutes, tant dans la recherche du code couleur que dans son interprétation. Dans de nombreux cas, le code peinture Ford figure sur la door jamb label, c'est-à-dire sur l'étiquette de l'encadrement de porte, et se compose généralement de deux caractères. Sur les véhicules plus anciens, toutefois, le format et l'emplacement de la plaque peuvent être différents.
Pour les Ford antérieures à 2009, la plaque est souvent métallique et peut se trouver dans le compartiment moteur, sur la traverse avant ou dans la zone de la porte avant côté passager. Dans ce cas, le code couleur correspond au deuxième numéro en partant du bas, à gauche de la plaque. Pour les Ford postérieures à 2009, la référence apparaît souvent sur une étiquette papier adhésive placée sur la porte avant côté passager ; ici encore, le bon code est le deuxième numéro en partant du bas, à gauche. Pour les modèles Transit et Tourneo, la référence se trouve également sur une étiquette adhésive de la porte avant côté passager, mais le code valable est alors le troisième en partant de la fin à gauche.
La complexité de Ford ne tient pas seulement à l'emplacement. Le véritable problème est qu'un même code peut désigner des couleurs différentes selon le modèle et l'année de production. Il n'est donc pas rare que les concessionnaires et les spécialistes doivent eux-mêmes vérifier l'information dans des catalogues spécifiques au modèle et à l'année, identiques à ceux utilisés par les fabricants de peinture. Cette particularité est structurelle dans la gestion des couleurs de Ford Europe : contrairement à d'autres constructeurs qui maintiennent une correspondance univoque entre code et teinte, Ford a historiquement réutilisé les mêmes codes sur des modèles et des années différents en les associant à des couleurs distinctes. Le recoupement avec le modèle et l'année n'est donc pas une précaution supplémentaire, mais une étape obligatoire.
Prenons un exemple concret. Sur VerniciSpray, le code 62 de la Ford Europe Fiesta correspond à la teinte Moondust Silver métallisé pour les années 1991-2000. Si vous possédez une Fiesta de cette période et trouvez précisément 62 sur la plaque, la piste est cohérente. Sur un autre modèle Ford ou une autre année, en revanche, ne supposez jamais que la simple lecture de « 62 » suffit : vérifiez toujours que ce code est compatible avec la Ford concernée.
Où chercher en premier : encadrement ou étiquette de porte, souvent côté passager ; sur les modèles anciens, également compartiment moteur et traverse avant.
Où chercher ensuite : autres étiquettes dans la zone de la porte avant côté passager et emplacements spécifiques correspondant à l'année du véhicule ; pour Transit et Tourneo, contrôlez en priorité la porte avant côté passager.
Comment lire le code : il s'agit souvent d'un code de 2 caractères ; avant 2009, c'est généralement le deuxième numéro en partant du bas à gauche, et après 2009 encore souvent le deuxième en partant du bas à gauche, tandis que sur Transit et Tourneo il s'agit fréquemment du troisième en partant de la fin à gauche.
Exceptions : l'emplacement, le format et la signification du code varient sensiblement selon les modèles et les années ; un même code peut correspondre à des couleurs différentes dans des contextes distincts.
Erreur fréquente : trouver le code et commander immédiatement la peinture sans le recouper avec le modèle et l'année.
Opel et Vauxhall, Toyota, Kia et Hyundai : des marques différentes, des lectures très différentes
Sur Opel et Vauxhall, la recherche redevient assez simple : la plaque se trouve généralement sur le montant de la porte avant, à droite ou à gauche selon le modèle. La lecture demande toutefois de l'attention, car le code peut être précédé d'une lettre minuscule inutile. Si vous trouvez par exemple z 21B, le code à utiliser est uniquement 21B. La lettre minuscule initiale est un préfixe de catégorie employé en interne par Opel pour classer les spécifications de peinture : elle ne correspond à aucun champ indexé dans les systèmes de recherche de peinture.
Sur Toyota, la logique est plus régulière. Le premier endroit à contrôler est presque toujours le montant de la porte côté conducteur ou l'une des portes avant côté conducteur, où la référence apparaît souvent dans la rubrique C/TR. Le code est normalement composé de trois caractères alphanumériques. La rubrique C/TR est la mention standard des plaques Toyota pour distinguer la couleur extérieure de la carrosserie (C, de l'anglais Color) du code du revêtement intérieur (TR, Trim) : pour rechercher la peinture extérieure, il faut isoler les caractères placés avant la barre ou le séparateur, et non lire toute la chaîne. Si vous ne trouvez rien sur la porte côté conducteur, il est alors pertinent d'effectuer un contrôle plus approfondi dans le compartiment moteur. L'exception importante à retenir est la Toyota Aygo, dont le code peut se trouver sur la porte arrière du côté de la serrure.
Sur Kia et Hyundai, la plaque se situe généralement sur la porte avant du côté de la poignée. Le problème tient ici moins à l'emplacement qu'à la lisibilité : sur certains modèles Kia, le code figurant sous la rubrique PAINT peut apparaître en caractères coréens. Dans ce cas, inutile d'improviser ou de tenter de deviner la transcription : la solution la plus prudente consiste à s'adresser au concessionnaire.
Où chercher en premier : sur Opel/Vauxhall, sur le montant de la porte avant ; sur Toyota, sur le montant de la porte côté conducteur, souvent dans la rubrique C/TR ; sur Kia et Hyundai, sur la porte avant du côté de la poignée.
Où chercher ensuite : sur Toyota, dans le compartiment moteur ; pour les autres marques, dans les zones de porte correspondant au modèle.
Comment lire le code : sur Opel/Vauxhall, supprimez l'éventuelle lettre initiale inutile, comme dans z 21B : utilisez 21B ; sur Toyota, le code comporte généralement 3 caractères alphanumériques ; sur Kia et Hyundai, recherchez le champ PAINT.
Exceptions : la Toyota Aygo peut porter le code sur la porte arrière côté serrure ; sur certains modèles Kia, le code peut être indiqué en caractères non latins.
Erreur fréquente : ignorer la rubrique C/TR sur Toyota ou tenter d'interpréter librement des codes Kia peu lisibles ou écrits en caractères coréens.
Mazda, Nissan et Datsun : lorsque l'ordre de recherche compte davantage qu'un emplacement unique
Avec Mazda, il est préférable de raisonner par ordre de priorité. Commencez par la porte côté conducteur, son bord intérieur ou l'encadrement de porte. Si le code n'y figure pas, n'en concluez pas que la plaque est absente. Le deuxième emplacement réellement utile est le tablier, c'est-à-dire la cloison qui sépare le compartiment moteur de l'habitacle. Le code est généralement composé de deux ou trois caractères alphanumériques.
Sur Nissan et Datsun, la variabilité est encore plus marquée. Selon le modèle, le code peut se trouver dans l'encadrement de porte, sur le bord de la porte, le montant de porte, le tablier ou dans le compartiment moteur. Certains modèles, comme les Sentra, Frontier, Quest et Titan, présentent plus fréquemment le code dans la zone de la porte ; d'autres, comme les Maxima, 350Z ou Pathfinder, le placent plus souvent sur le tablier ou dans le compartiment moteur. Avec Nissan, la bonne stratégie ne consiste donc pas à penser à un seul emplacement, mais à respecter une séquence précise : d'abord la porte côté conducteur, puis le tablier, puis le compartiment moteur. Le code est normalement composé de trois caractères alphanumériques et, s'il est suivi d'une lettre séparée, celle-ci doit être ignorée. Si vous trouvez KL0 K, le code à rechercher est KL0. La lettre séparée après l'espace désigne la catégorie de finition, métallisée, opaque ou nacrée, dans la documentation technique interne Nissan : elle ne fait pas partie du code peinture dans les systèmes d'identification tiers.
Où chercher en premier : sur Mazda et Nissan/Datsun, sur la porte côté conducteur ou dans l'encadrement de porte.
Où chercher ensuite : tablier, puis compartiment moteur ; sur Nissan/Datsun, cet ordre est particulièrement important.
Comment lire le code : sur Mazda, il comporte généralement 2 ou 3 caractères alphanumériques ; sur Nissan et Datsun, il comporte le plus souvent 3 caractères et les lettres finales séparées doivent être ignorées, comme dans KL0 K : utilisez KL0.
Exceptions : certains modèles Nissan présentent plus souvent la plaque dans la zone de la porte, d'autres sur le tablier ou dans le compartiment moteur ; le modèle influe donc fortement sur la probabilité de l'emplacement.
Erreur fréquente : s'arrêter après avoir contrôlé une seule zone ou recopier également la lettre finale séparée alors qu'elle ne fait pas partie du code couleur.
Mitsubishi, MG, Smart et Mini : lorsqu'une voiture peut avoir plusieurs couleurs
Mitsubishi introduit une notion qui devient encore plus importante sur d'autres marques : la peinture bicolore. Sur de nombreux modèles, la plaque indique clairement deux codes couleur distincts, un pour chaque teinte. Un code tel que D85 A21 désigne par exemple deux couleurs séparées, chaque groupe de 3 caractères correspondant à une teinte différente. Si le dommage se situe sur une bande, un montant ou la partie supérieure de la carrosserie, connaître la couleur générale du véhicule ne suffit pas : il faut déterminer quelle zone doit être peinte et utiliser le code correspondant à cette zone.
Sur MG, la difficulté est différente mais bien réelle. Le code couleur figurant sur la plaque est précédé du chiffre 5, qui ne fait pas partie du code proprement dit. Il ne faut donc pas rechercher toute la séquence commençant par 5, mais seulement la partie alphanumérique qui suit. Ce préfixe numérique est un identifiant de catégorie dans la structure de la plaque MG et ne correspond à aucun champ des bases de données de peinture : rechercher la chaîne complète, 5 compris, ne produit aucun résultat dans les catalogues d'identification.
Avec Smart, la question du bicolore devient centrale. La plaque se trouve en ouvrant la lunette arrière puis en abaissant le petit panneau : elle est généralement située sous le tapis dans cette zone. Presque tous les modèles Smart sont bicolores ; la plaque comporte donc normalement deux codes distincts, correspondant respectivement à la cellule et aux panneaux de carrosserie. Pour retoucher une partie de la cellule extérieure, il faut savoir si l'on intervient sur la structure ou sur les panneaux, car les codes à rechercher ne sont pas les mêmes.
Sur Mini, le raisonnement est très proche, même si la répartition des couleurs diffère. Le toit, les rétroviseurs et d'autres éléments contrastants peuvent porter un code différent de celui de la carrosserie principale. Trouver le code de la caisse ne suffit donc pas toujours. Il faut d'abord déterminer quelle partie de la voiture doit être peinte, puis rechercher le code peinture correspondant. Dans les configurateurs officiels Mini, le toit et la carrosserie sont traités comme des éléments chromatiques distincts avec des codes séparés : cette distinction se reflète également dans la structure des plaques d'identification des véhicules produits à partir de 2007.
Où chercher en premier : sur Smart, sous le tapis du compartiment arrière après avoir ouvert la lunette et le petit panneau ; sur les autres marques, sur la plaque principale du véhicule à l'emplacement prévu pour le modèle.
Où chercher ensuite : éventuelles autres plaques d'identification et références techniques liées à la configuration de carrosserie du modèle.
Comment lire le code : sur Mitsubishi, deux codes distincts peuvent apparaître, comme D85 A21, chacun correspondant à une teinte différente ; sur MG, le chiffre initial 5 doit être exclu ; sur Smart et Mini, il faut distinguer le code de la carrosserie de celui de la structure, du toit ou d'autres éléments contrastants.
Exceptions : Smart est souvent bicolore par conception ; Mini peut avoir des codes séparés pour le toit, les rétroviseurs et les détails ; Mitsubishi peut indiquer deux codes peinture sur la même plaque.
Erreur fréquente : utiliser le code de la carrosserie principale pour peindre une partie contrastante ou inclure le chiffre initial 5 dans les codes MG.
Récapitulatif : code couleur automobile par marque
| Marque ou groupe | Où chercher en premier | Où chercher ensuite | Comment lire le code | Remarques et exceptions |
|---|---|---|---|---|
| VW, Audi, Porsche | Coffre, logement de la roue, plancher arrière | Carnet d'entretien | Supprimez le L initial s'il est présent | Ne commencez pas automatiquement par la portière |
| Seat, Skoda | Coffre, logement de la roue, plancher arrière | Carnet d'entretien | La lettre initiale fait partie du code | Erreur fréquente : supprimer la lettre comme sur VW/Audi |
| Fiat, Alfa, Lancia | Capot et compartiment moteur | Hayon et montant de porte | Utilisez uniquement la partie numérique | Les lettres finales ne servent pas à rechercher la peinture |
| Jeep | Porte avant près des charnières ou compartiment moteur | Capot, coffre, montant de porte | Vérifiez le format selon le modèle | L'emplacement varie fortement selon le modèle et la génération |
| Peugeot, Citroën | Montant de porte côté conducteur | Compartiment moteur sur les modèles anciens | Code de 3 lettres, ignorez l'éventuelle quatrième | Sur ces marques, commencer par le capot plutôt que par la portière conduit souvent à chercher au mauvais endroit |
| Renault, Dacia | Montant de porte côté conducteur | Autres montants et compartiment moteur | Excluez le préfixe initial, par ex. TEB64 : utilisez B64 | BI peut indiquer une configuration bicolore |
| BMW | Compartiment moteur | Tourelles, cloison du compartiment moteur | Ignorez les suffixes après la barre | La portière n'est souvent pas le bon point de départ |
| Mercedes | Montant de porte côté conducteur | Traverse avant et support du radiateur | Isolez les chiffres utiles, ignorez les préfixes et les lettres finales | Sur les modèles anciens, le compartiment moteur est très fréquent |
| Ford Europe | Encadrement ou étiquette de porte | Compartiment moteur, traverse, porte passager | Code souvent composé de 2 caractères, à lire dans le bon champ | Il doit toujours être recoupé avec le modèle et l'année |
| Opel, Vauxhall | Montant de porte avant | Zones de porte correspondant au modèle | Supprimez l'éventuelle lettre initiale inutile | Ne recopiez pas toute la chaîne si elle contient des préfixes supplémentaires |
| Toyota | Montant de porte côté conducteur, rubrique C/TR | Compartiment moteur | Code de 3 caractères | Aygo : emplacement possible sur la porte arrière côté serrure |
| Kia, Hyundai | Porte avant côté poignée | Autres étiquettes de porte | Recherchez le champ PAINT | Sur certains modèles Kia, le code peut être écrit en caractères coréens |
| Mazda | Porte côté conducteur | Tablier | Code de 2 ou 3 caractères | S'il n'est pas sur la porte, contrôlez le compartiment moteur sans considérer cela comme anormal |
| Nissan, Datsun | Porte côté conducteur | Tablier et compartiment moteur | Code de 3 caractères, ignorez les lettres finales séparées | L'ordre de recherche compte davantage qu'un emplacement unique |
| Mitsubishi | Plaque principale du véhicule | Vérifiez la seconde teinte si elle est présente | Deux codes distincts peuvent apparaître | Chaque code peut correspondre à une partie différente de la carrosserie |
| MG | Plaque principale du véhicule | Autres étiquettes d'identification | Ignorez le chiffre initial 5 | Erreur fréquente : rechercher toute la chaîne, 5 compris |
| Smart | Sous le tapis du compartiment arrière | Autres étiquettes associées à la configuration bicolore | Distinguez le code de la structure de celui de la carrosserie | Presque toujours bicolore |
| Mini | Plaque principale de la carrosserie | Vérifiez le code du toit, des rétroviseurs et des détails | Le code de la carrosserie ne suffit pas toujours | Les éléments contrastants peuvent avoir un code peinture différent |
Que faire si vous ne trouvez pas immédiatement la plaque de couleur ?
Si le code couleur n'apparaît pas après une première inspection, cela ne signifie pas automatiquement que la voiture en est dépourvue. Le plus souvent, la plaque ne se trouve simplement pas à l'endroit attendu, elle est sale, peu lisible ou a été recouverte lors d'interventions ultérieures.
- Utilisez un meilleur éclairage, car certaines étiquettes sont peu visibles ;
- Nettoyez délicatement la zone si la plaque est sale ou ternie ;
- Contrôlez toutes les zones principales en tenant compte de la marque et du modèle de votre véhicule, sans vous limiter à la portière ;
- Ne confondez pas le code couleur avec le numéro de châssis, les pressions de pneus ou les données d'homologation ;
- Tenez compte d'éventuelles repeintures antérieures, qui peuvent créer une incertitude supplémentaire quant à la couleur réelle de la carrosserie.
Cette étape est importante, car de nombreuses erreurs ne viennent pas de l'absence du code, mais d'une recherche superficielle. Si l'étiquette a été retirée, est devenue illisible ou si le véhicule a subi d'importantes réparations de carrosserie, mieux vaut interrompre l'achat et retrouver l'information auprès de sources plus fiables.
Dans ce cas, la solution la plus sûre consiste à contacter un concessionnaire officiel ou un revendeur spécialisé en indiquant la marque, le modèle, l'année et surtout le numéro de châssis (VIN). Le VIN permet de retrouver la couleur d'origine enregistrée par le constructeur et réduit le risque de commander une peinture incompatible avec la configuration réelle du véhicule. Les constructeurs conservent des bases de données historiques des configurations de peinture associées au numéro de châssis : il s'agit de la source la plus fiable lorsque la plaque est absente ou illisible, et de celle qu'utilisent également les professionnels lorsqu'ils rencontrent un véhicule dépourvu de documentation chromatique vérifiable.
Le colorimètre numérique et le spectrophotomètre : les derniers recours pour la restauration, les voitures anciennes et les véhicules repeints
Face à un véhicule ancien, à un véhicule conservé dans son état d'origine ou à une voiture ayant fait l'objet d'une repeinture complète, la plaque d'origine et le numéro de châssis (VIN) peuvent ne plus constituer des références fiables. Il en va de même pour les marques disparues ou ayant quitté le marché italien, dont les bases de données OEM sont souvent incomplètes, obsolètes ou tout simplement inaccessibles par les canaux ordinaires. Si la couleur a été modifiée par rapport à la teinte d'usine, ou si le constructeur n'existe plus comme entité active, commander la peinture à partir du code OEM conduirait inévitablement à une erreur ou à une impasse. Dans ces situations, la seule solution scientifique consiste à utiliser un colorimètre numérique ou un spectrophotomètre. Ces instruments professionnels sont posés directement sur une carrosserie propre afin d'analyser la réflexion de la lumière sur la peinture réellement présente. Ils scannent le pigment et le comparent à des milliers de variantes contenues dans les bases de données numériques des fabricants de peinture, afin d'identifier la formule exacte de la teinte actuelle, ou celle qui s'en rapproche le plus. Cette méthode permet de pallier l'absence de documentation ou les modifications postérieures à la fabrication et d'obtenir une retouche invisible, même sur des couleurs personnalisées ou altérées par le temps. Pour en savoir plus, consultez le guide consacré au colorimètre et au spectrophotomètre.
En résumé : l'absence de plaque ou une voiture repeinte n'empêchent pas de retrouver la couleur. Avant de renoncer, contrôlez la porte, le compartiment moteur et le coffre avec un éclairage adapté. Si l'étiquette est absente, utilisez le VIN pour retrouver la couleur d'origine ; si la voiture a été repeinte ou est ancienne, faites appel à un colorimètre numérique pour identifier la teinte réellement présente sur la carrosserie.
Voiture bicolore : comment effectuer une retouche sur le toit et les détails ?
Lors d'une retouche, une erreur aussi courante que coûteuse consiste à identifier le code couleur de la carrosserie puis à supposer qu'il vaut également pour les éléments contrastants. Ce n'est pas le cas sur les versions bicolores — de plus en plus répandues chez de nombreuses marques. Il faut avant tout déterminer quelle partie de la voiture doit être retouchée et vérifier si le code figurant sur la plaque correspond à la couleur principale de la carrosserie ou s'il existe une teinte distincte pour les éléments secondaires.
Cette vérification est particulièrement importante lorsque le dommage concerne le toit, un rétroviseur, un encadrement, une bande ou une partie contrastante de la structure. Commander la peinture de la carrosserie principale dans ces situations peut produire un résultat manifestement incorrect.
Pour une voiture bicolore, l'identification du code n'est que le premier niveau de contrôle. L'étape suivante, essentielle sur le plan pratique, consiste à déterminer à quel composant précis du véhicule ce code correspond réellement. Un code peut indiquer l'ensemble des teintes utilisées sur le véhicule sans toujours préciser de manière univoque leur répartition entre carrosserie, toit et détails. Pour obtenir une correspondance correcte lors de la remise en peinture, il faut donc consulter des sources techniques fiables : les fabricants de peinture et les concessionnaires officiels sont les interlocuteurs les plus adaptés pour associer chaque teinte à la zone correspondante du véhicule.
En résumé : sur les modèles bicolores, la plaque peut indiquer deux codes distincts. Avant d'acheter la peinture, déterminez si la zone à retoucher appartient à la carrosserie principale, à la structure, au toit ou à un autre élément contrastant. Le bon code dépend de la partie du véhicule à peindre, et pas seulement de la couleur générale de la voiture.
Quelles sont les erreurs courantes à éviter pendant la recherche ?
La plupart des erreurs ne viennent pas de la complexité technique de la peinture, mais d'un manque d'attention pendant la recherche. Les personnes pressées relèvent le premier numéro venu, celles qui ne connaissent pas la structure des plaques interprètent mal les sigles, et celles qui veulent trop simplifier confondent le nom de la couleur avec son véritable code. À ces erreurs de méthode s'en ajoute une autre, plus précise : appliquer les règles de lecture de la mauvaise marque. Utiliser les conventions VAG sur une Renault, supprimer la lettre initiale d'un code Skoda comme on le ferait sur une Volkswagen, ou chercher dans le compartiment moteur d'une Peugeot plutôt que sur le montant de porte revient à chercher au bon endroit, mais pour la mauvaise marque. Toutes ces erreurs ont la même conséquence pratique : elles conduisent à choisir une peinture incorrecte ou, du moins, insuffisamment vérifiée.
- Penser que toutes les voitures portent le code au même endroit ;
- Se fier uniquement au nom de la couleur sans rechercher la référence technique ;
- Lire des étiquettes sans rapport avec la peinture présentes sur la carrosserie ;
- Confondre le code couleur avec le numéro de châssis, les pressions de pneus ou d'autres références d'homologation ;
- Négliger la marque, le modèle et l'année, souvent déterminants pour cibler la recherche ;
- Interrompre le contrôle trop tôt après avoir vérifié une seule zone du véhicule ;
- Utiliser des préfixes ou suffixes inutiles comme s'ils faisaient partie du code couleur ;
- Ignorer une configuration bicolore lorsque le véhicule comporte plusieurs teintes.
Si, malgré ces précautions, le moindre doute subsiste sur le code couleur, il est toujours préférable de s'arrêter avant l'achat. La solution la plus sûre consiste alors à vérifier l'information auprès d'un concessionnaire officiel ou à contacter l'assistance du fabricant de peinture, en indiquant la marque, le modèle, l'année et le code relevé. Un contrôle supplémentaire ne prend que quelques minutes, mais évite des erreurs susceptibles de compromettre le résultat final et d'obliger à recommencer le travail.
En résumé : les erreurs les plus fréquentes consistent à chercher le code au mauvais endroit, à le confondre avec d'autres numéros figurant sur la plaque ou à ignorer le rôle de la marque, du modèle, de l'année et de la configuration bicolore.
Questions fréquentes sur la recherche du code couleur automobile
Cette section rassemble les cas particuliers et les questions les plus courantes qui peuvent se poser lors de l'identification de la plaque d'origine ou de la lecture des références alphanumériques.
À propos de l'emplacement de la plaque
Que faire si la plaque du code couleur a été retirée ou n'est plus lisible ?
Si l'étiquette n'est plus présente, par exemple après un accident ou une restauration, il est déconseillé de tenter de deviner la teinte. La solution la plus sûre consiste à contacter un concessionnaire officiel de la marque du véhicule et à fournir le numéro de châssis (VIN) : les bases de données du constructeur permettront de retrouver la formule exacte de la peinture d'origine. Ces archives sont conservées par les constructeurs pendant toute la durée de vie commerciale du véhicule et sont également consultées par les ateliers agréés lorsqu'ils doivent effectuer des remises en peinture sous garantie.
Le code couleur se trouve-t-il toujours uniquement à l'extérieur de la voiture ?
Presque toujours, mais dans des zones protégées comme les montants de porte, les encadrements de porte, le compartiment moteur ou la face intérieure du capot. Sur certaines marques, notamment le groupe Volkswagen/Audi, le code peut toutefois également figurer sur une étiquette papier dans le carnet d'entretien.
À propos de l'interprétation des codes
Pourquoi certaines marques utilisent-elles des codes différents pour une même couleur ?
Il peut arriver, notamment chez Ford ou au sein de grands groupes industriels, qu'un même pigment soit géré avec des codes différents selon le modèle, l'année ou le marché. Dans ce cas, il est essentiel de ne pas s'arrêter à la référence, mais de toujours vérifier sa correspondance avec le véhicule concerné. La raison est structurelle : les constructeurs ne gèrent pas une bibliothèque unique et universelle de codes couleur, mais des systèmes de codification qui évoluent selon la génération du produit, le fournisseur de peinture et le marché de destination.
Que signifient les lettres finales après le code numérique, par exemple 475/A ?
Sur des marques comme Fiat ou Alfa Romeo, les lettres finales n'influencent pas la donnée correspondant au code couleur. Pour rechercher une peinture en aérosol ou un kit de retouche, l'information essentielle reste normalement la partie numérique initiale. Cette lettre n'est pas indexée dans les catalogues des fabricants de peinture pour carrosserie et ne donne aucun résultat lorsqu'elle est intégrée au code de recherche.
Comment savoir si je dois supprimer une lettre initiale du code ?
Cela dépend de la marque. Sur Volkswagen, Audi et Porsche, la lettre initiale, souvent L, ne fait généralement pas partie du code utile : il s'agit d'un préfixe de classification du format VAG qui ne correspond à aucune entrée des bases de données de peinture. Sur Seat et Skoda, en revanche, la lettre initiale doit être conservée. Il est donc important de ne pas traiter tous les codes de la même manière : la règle varie selon la marque, y compris au sein d'un même groupe industriel.
J'ai trouvé TEB64 sur la plaque de ma Renault. Quel est le code couleur ?
Sur Renault et Dacia, les deux premières lettres constituent un préfixe de configuration qui ne fait pas partie du code peinture. Le bon code correspond aux trois derniers caractères : dans ce cas, B64. Si le préfixe était BI au lieu de TE ou TN, il indiquerait une configuration bicolore et il faudrait déterminer laquelle des deux teintes correspond à la zone à retoucher.
La plaque de ma Peugeot comporte quatre lettres. Quelle partie correspond au code couleur ?
Sur Peugeot et Citroën, le code couleur est composé de trois lettres. La quatrième lettre finale est un suffixe interne qui ne correspond à aucune variante de teinte dans les systèmes professionnels de mélange : elle doit être ignorée. Si vous avez trouvé EZRC, le code à utiliser est EZR.
J'ai trouvé KL0 K sur la plaque de ma Nissan. Quelle partie correspond au code couleur ?
Sur Nissan, la lettre séparée après l'espace désigne la catégorie de finition de surface dans la documentation technique interne, mais ne fait pas partie du code peinture dans les systèmes d'identification. Le bon code est la première partie : KL0. Rechercher la chaîne complète ne donne aucun résultat dans les catalogues de peinture.
Le code trouvé sur ma Ford ne correspond pas à la couleur de la voiture. Pourquoi ?
Sur Ford Europe, un même code peut correspondre à des couleurs différentes selon le modèle et l'année de production. Il ne s'agit pas d'une anomalie occasionnelle, mais d'une caractéristique structurelle du système de codification Ford : les codes sont réutilisés entre différents modèles et différentes générations avec des associations chromatiques distinctes. Avant de commander une peinture, il faut donc impérativement recouper le code trouvé avec le modèle précis et l'année du véhicule.
À propos des cas particuliers : bicolore et habitacle
Comment distinguer le code de la carrosserie de celui des revêtements intérieurs ?
Sur les plaques portant la mention C/TR, les premiers caractères se rapportent généralement à la couleur extérieure de la carrosserie (C = Color), tandis que les suivants désignent les revêtements intérieurs ou la garniture (TR = Trim). Pour rechercher la peinture extérieure, vous devez isoler la partie correspondant à la couleur de la carrosserie. Ce format est systématiquement utilisé par Toyota et par d'autres constructeurs japonais dans la structure de leurs plaques d'identification.
Sur une voiture bicolore, où trouver le code du toit ou des rétroviseurs ?
Certains constructeurs indiquent les deux codes sur la même plaque, comme c'est souvent le cas sur les Smart ou certaines Mitsubishi. Si vous n'en trouvez qu'un seul, celui-ci peut désigner la combinaison des deux couleurs du véhicule. Pour les éléments contrastants, il peut être nécessaire de consulter les tableaux de variantes du constructeur ou de vérifier l'information auprès du concessionnaire. Sur Mini en particulier, les configurateurs officiels traitent dès la production le toit et la carrosserie comme des éléments chromatiques distincts, avec des codes séparés.
Si la voiture a été repeinte, le code figurant sur la plaque reste-t-il utile ?
Oui, mais avec prudence. Le code de la plaque continue d'indiquer la couleur d'origine en sortie d'usine. Si le véhicule a toutefois été repeint, la couleur réellement présente sur la carrosserie peut ne plus correspondre parfaitement à la teinte d'origine. Il est alors préférable d'effectuer un contrôle technique complémentaire avant de commander la peinture : les carrossiers professionnels utilisent des colorimètres pour mesurer la teinte réelle et la comparer à la formule d'origine, afin de détecter d'éventuelles dérives chromatiques provoquées par des interventions antérieures.
En résumé : pour trouver le code couleur de votre voiture, trois informations sont nécessaires : la marque, le modèle et l'année. L'emplacement de la plaque varie selon le constructeur — portière, compartiment moteur ou coffre — et la lecture du code obéit également à des règles différentes : certaines lettres doivent être exclues, tandis que d'autres font partie du code. Sur Ford, le code doit toujours être recoupé avec le modèle et l'année. Les voitures bicolores possèdent deux codes distincts. Si la plaque est absente ou illisible, le VIN permet de retrouver la couleur d'origine dans les bases de données du constructeur.
Après avoir trouvé le code couleur, l'étape suivante consiste à vérifier que la peinture choisie correspond réellement à la carrosserie. Le guide complet explique comment effectuer un test de couleur avant d'appliquer la peinture et pourquoi même un code correct peut produire un résultat visuellement différent de l'original.